Assurances de biens et de responsabilité

La fraude dans les entreprises

Mis à jour le 24 juil. 2017

  • Qu’est-ce que la fraude ?


    Qu’elle soit d’origine externe, perpétrée par un réseau de criminalité très organisé, d’origine interne ou encore liée à une cyberattaque, la fraude touche toutes les entreprises, quelle que soit leur taille (PME ou multinationales) et s’étend à tous les secteurs d’activité.

    En augmentation significative, elle représente une menace croissante pour les entreprises. En effet, les chiffres sont plus qu’éloquents : 55% des entreprises françaises ont été victimes d’au moins une tentative de fraude depuis ces 24 derniers mois (Source FFA).Le coût financier de la fraude, souvent lourd, a  tendance à augmenter.

    La mondialisation contribue à l’apparition de fraudes qui peuvent sembler incontrôlables, encouragées par la rapidité des transferts bancaires au-delà des frontières. Chaque entreprise est une cible potentielle.

    La fraude se manifeste par un ou plusieurs actes commis dans l’intention de retirer un profit personnel pour son auteur et/ou pour un tiers, ou de nuire à l’entreprise en générant un préjudice pour cette dernière.

    Ces actes frauduleux, réprimés par le code pénal, peuvent être perpétrés par des tiers à l’entreprise mais également par ses collaborateurs.Ils sont sources de préjudices (coûts financiers, frais, détérioration des relations avec ses clients, ses fournisseurs, pertes d’image, perte de confiance, démotivation..) subis par l’entreprise.

    Constituent des actes frauduleux :

    • L’escroquerie : Il s’agit entre autre du détournement de fonds par l’usage d’une fausse identité. La fraude au virement bancaire ou la « fraude au président » en sont deux  exemples. Il s’agit pour le fraudeur, d’usurper l’identité d’un dirigeant pour obtenir d’un employé une opération financière urgente et confidentielle. Elle peut également prendre la forme de demandes de virements adressées directement à la banque avec les fausses signatures des personnes habilitées à faire ce type d’opérations.

    • L’abus de confiance peut consister en un détournement de fonds par un collaborateur, par l’utilisation d’une carte bancaire qui lui a été confiée et dont il en fait un usage autre que celui déterminé.

    • L’atteinte aux systèmes de traitements automatisés de données : La cyberfraude prend une proportion croissante avec le développement du numérique et peut fragiliser une entreprise en un laps de temps très court et ce depuis tout endroit dans le monde. La plus rencontrée est l’intrusion dans le système informatique, permettant de pratiquer toute opération frauduleuse grâce aux données capitales s’y trouvant : modifications des coordonnées bancaires, fraude aux tests SEPA...

    • Le faux et usage de faux  par un salarié d’une entreprise qui établit de fausses factures au bénéfice d’une société  fictive  qu’il a lui-même créée pour percevoir les fonds.

    • Le vol de valeurs ou de biens par les collaborateurs tel que le vol de marchandises ou d’équipements sur un chantier ou le vol de fonds appartenant à l’entreprise. 


  • Comment se prémunir contre la fraude ?


    Dans l’entreprise 

    Afin de diminuer le risque de fraude constituant une menace importante pour une entreprise, des moyens de prévention doivent être mis en place en interne :

    • contrôle interne, audit interne, respect de la règle de séparation de pouvoir entre celui qui décide du virement et celui qui l’exécute ;

    • la mise en place de nouveaux logiciels, des procédures techniques renforcées ;

    •  la sensibilisation et la formation des collaborateurs restent les moyens les plus efficaces  de lutter contre la fraude (notamment à destination des personnes susceptibles d’être sollicitées dans le cadre d’ordre de virements aux établissements bancaires).   

     

    Souscrire une assurance

    Des contrats d’assurance permettent de garantir les entreprises contre les conséquences pécuniaires des actes frauduleux ou malveillants commis par un salarié ou un tiers.  

    L’assurance prend en charge le préjudice financier direct comme la perte de marchandises, la perte financière indirecte, telle que les intérêts débiteurs facturés à l’entreprise assurée suite à un détournement de fonds, ou les frais supplémentaires d’exploitation.

    Peuvent également être pris en charge  les frais consécutifs tels que :

    •  les frais de recours suite aux poursuites judiciaires que l’entreprise lésée engage contre l’auteur de la fraude pour obtenir le remboursement des préjudices subis ;

    •  les frais et honoraires d’expert relatifs à l’établissement de la preuve du préjudice subi et à l’évaluation du montant du sinistre ;

    •  les frais de récupération et de remise en état des biens assurés ;
       
    • les frais de reconstitution originale tels que la remise en l’état antérieur au sinistre des données informatiques altérées par  les matériels de traitement de l’information.

     

    Conseil : Il est important pour l’entreprise de protéger son patrimoine. En effet, obtenir une indemnisation rapide des pertes et des frais liés à la fraude aide à une reprise du cours normal des activités de l’entreprise. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre assureur pour trouver une solution.

    Solution d’assurance

    VIGIPRO 

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