160 ans du Groupe SMA

En 2019, le groupe SMA fête ses 160 ans. Cet anniversaire est l’occasion pour le Groupe de revenir sur son histoire. Une histoire qui a débuté à Paris, mais qui s’étend désormais sur tout le territoire français, et au-delà, avec des filiales en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Côte d’Ivoire. Un ancrage territorial de première importance pour garantir la proximité du groupe SMA avec ses sociétaires, quelle que soit leur implantation ou celle de leurs chantiers.

Tout au long de l’année, nous vous invitons à découvrir les moments forts qui ont constitués l’histoire du Groupe et les savoir-faire et chantiers emblématiques assurés par SMA sur les différents territoires.

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Naissance de la première société d’assurance mutuelle pour la construction

Le 1er mai 1859, la première société d’assurance mutuelle du bâtiment est créée par la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie de Paris et de la Seine : la « Société d’assurance mutuelle contre les accidents du travail et les accidents corporels survenus du fait de l’exécution des travaux ».

Cette initiative, à l’origine du groupe SMA, était soutenue par l’adhésion de 50 entrepreneurs employant ensemble 3 000 ouvriers.

Le système repose sur le principe de la répartition : tous les membres réparent les conséquences pécuniaires d’un accident déclaré par l’un d’entre eux. L’opération est audacieuse car aucune statistique n’a encore été dressée, susceptible de servir à l’établissement d’un taux de cotisation équilibré. La cotisation annuelle s’élève à 100 francs, plus 20 francs pour participation personnelle aux frais généraux de la société. Deux cotisations sont prélevées : 1,25 % du coût de la main-d’œuvre pour les travaux ordinaires, et 2 % pour ce que l’on considère alors comme des travaux plus risqués, correspondant à peu près à ce qui sera par la suite qualifié de génie civil : « Chemins de fer, ponts, rivières, canaux et autres travaux analogues ».

En cas de sinistre, un médecin est dépêché sur les lieux et des témoins doivent être entendus. La victime reçoit une indemnité égale à la moitié de son salaire journalier pendant la durée de l’incapacité temporaire, jusqu’à 180 jours. Une incapacité permanente et absolue de travail (en cas de perte de la vue ou de l’usage des deux membres, par exemple) donne droit à une rente annuelle et viagère de 350 francs, payable trimestriellement. Une compagnie d’assurance sur la vie gère les fonds de la société et délivre la rente. Un capital de 3 000 francs est versé à la veuve et aux enfants mineurs, en cas de décès d’un ouvrier des suites d’un accident.

Premier siège
Cette nouvelle société d’assurance mutuelle installe son siège social dans le local de la Chambre syndicale, au 3, rue de Lutèce à Paris.

premiers statuts du Groupe SMA

Premiers statuts du groupe SMA

Région (-)

Un pont historique en Charente

Le pont transbordeur de Rochefort, appelé aussi pont transbordeur du Martrou, date de 1900. Il a été conçu par l'ingénieur Ferdinand Arnodin.

Doté d'une nacelle suspendue, il permettait aux piétons et aux charrettes de traverser la Charente, entre Rochefort et Echillais, tout en autorisant la navigation en dessous. Lorsqu'un bateau se présentait, la nacelle, autrefois appelée « transbordeur », était simplement relevée. Dans les années 1920-1930, jusqu'à 200 000 véhicules l'empruntaient par an, à raison d'une traversée toutes les huit minutes. Mais le développement des camions et l'augmentation du trafic ont nécessité des adaptations, puis l'ont rendu définitivement obsolète en 1967. Il transportait encore piétons et cyclistes jusqu'en novembre 2015, date de sa fermeture pour préparer le chantier.

Immortalisé en 1966 par Jacques Demy dans son film « Les demoiselles de Rochefort » et classé monument historique un 1976, c'est aujourd’hui un des 8 derniers ponts du genre dans le monde, et le dernier pont transbordeur suspendu de France. Un pont, qui pour des questions de normes et de sécurité, a dû être repris de fond en comble. Un chantier de 3 ans pour un montant de 22.8 millions d'euros.

démontage du tablier du pont

L’opération de restauration est menée par le ministère de la Culture sous le pilotage de l'OPPIC (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture). L'entreprise Baudin Châteauneuf est en charge des travaux sous la responsabilité du maître d’œuvre, Philippe Villeneuve architecte en chef des Monuments historiques.

L'objectif principal de ce chantier d'envergure est de restituer l'état originel du tablier. Les travaux prévoient aussi le remplacement des éléments les plus sollicités : les escaliers de service, les câbles de suspension, les selles en tête de pylône, les roues du chariot de la nacelle.

Le nouveau tablier a été construit sur le chantier à Echillais et assemblé par rivetage à chaud, une technique de précision pour remettre les 2 000 rivets des seuls pylônes. Il est remonté sur le même principe que celui utilisé pour la dépose : par morceaux. Les éléments sont acheminés sur la rive d’Echillais, au pied du pylône, puis déposés sur une barge. La plate-forme de levage posée à plus de 50 mètres sur des câbles hisse l'élément à sa place. Cela représente 22 tronçons de 8 mètres de long et 16 tonnes chacun.

La nacelle datant de 1993 a, elle aussi, été restaurée et le pont transbordeur a retrouvé sa couleur d'origine : le noir.

Assurée par SMABTP, la rénovation du pont transbordeur de Charentes s’inscrit parmi les chantiers emblématiques assurés par la direction régionale Centre Poitou-Charentes du Groupe.