Couvertures continues

Défaut de mise en oeuvre de châssis sur une couverture métallique

Mis à jour le 27 oct. 2017

  • Nature de la construction


    Ancien bâtiment industriel dans lequel ont été aménagés des logements. La couverture d’origine est en bacs d’acier nervurés.

  • Le désordre


    Les plafonds rampants en plaques de plâtre sous toiture sont endommagés par des infiltrations d’eau autour des châssis de toiture. L’isolation thermique est mouillée et perd de ses capacités isolantes. De l’eau suinte par temps de pluies longues et denses.

  • Le diagnostic


    Les châssis de toiture ont été rapportés par-dessus les bacs nervurés existants après les avoir découpés. Les assemblages ne sont donc pas faits par recouvrements des tôles amont sur des pièces spéciales d’embase pour raccordement aux châssis de toiture.

    Les nervures des tôles viennent au contact des châssis, créant une succession de petits bassins dépourvus d’exutoire. Ces bassins se mettent en charge à chaque pluie.
    Et l’étanchéité a été réalisée par collage de feuilles bitumineuses. Cette disposition n’est pas fiable car le moindre défaut d’adhérence des feuilles bitumineuses permet à l’eau de s’infiltrer. 

  • Ce qu'il aurait fallu faire


    Il fallait utiliser des pièces spéciales d’embase pour raccordement aux châssis de toiture ou lanterneaux. Ces pièces créent un couloir libre de tout obstacle tout autour des châssis de toit, et les divers recouvrements se font dans le sens de l’écoulement des eaux : l’amont sur l’aval.

    Les travaux devaient être réalisés en conformités avec la norme NF P 34-205-1 (DTU 40.35) « Couverture en plaques nervurées issues de tôles d’acier ». 

    L'expert conseil : Fabien COUSON

Les Images

Les plafonds rampants sont endommagés par les infiltrations autour des châssis de toiture.

Les nervures des bacs acier viennent contre le châssis de toiture et créé ainsi des bassins dépourvus d’exutoires.

L’étanchéité est assurée uniquement par collage de membranes bitumineuses.

Retour à la liste